Le cocon de Stéfamille | Pourquoi ne faut-il pas assoir nos bébés ?
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Pourquoi ne faut-il pas assoir nos bébés ?

Pourquoi ne faut-il pas assoir nos bébés ?

 

 

Nous avons tendance à assoir nos bébés autour de 6 à 9 mois souvent bien avant qu’ils ne sachent le faire par eux même et nous plaçons alors des coussins autour d’eux pour qu’ils ne basculent pas. Les occasions sont nombreuses lors des jeux, lors des repas, lors d’une promenade et les tentations aussi : poussette, chaise haute, sur nos genoux, … Nous sommes alors nombreux à installer nos bébés en position assise beaucoup trop tôt !

 

 

Quel est le problème ?

 

Le premier problème qui se pose c’est qu’une fois que bébé a expérimenté la vision du monde en position verticale, il ne cesse de la réclamer, pouvant aller parfois jusqu’à la colère, tellement la frustration est difficile à vivre.

Le deuxième problème qui se présente, et non des moindre, c’est que si bébé ne se met pas seul en position assise, c’est tout simplement parce que son corps n’est pas suffisamment développé d’un point de vue neurologique et musculaire.

 

Mais que se passe-t-il exactement pour lui ?

 

  • Bébé est en position très inconfortable car il subit des tensions.
  • Bébé est un peu figé, il n’est pas vraiment libre de ses mouvements, son corps bouge quasi d’un seul bloc. Alors que c’est en bougeant son corps justement qu’il va développer les muscles de son corps qui lui permettront de tenir assis de lui-même.
  • Bébé est dépendant de l’adulte pour changer de position ou attraper un jouet, ce qui ne favorise en rien ni sa confiance en lui, ni son autonomie. Il risque même de penser qu’il est totalement dépendant de l’adulte et qu’il ne sait rien faire sans lui.  Le bébé va alors pleurer, voir crier à chaque besoin ou envie, réclamant la présence constante d’un adulte auprès de lui.
  • Fatigue générale et activité diminuée de l’enfant, car cette posture lui demande trop d’énergie.

Tous ces points peuvent avoir des conséquences à court terme, mais aussi dans une perspective à long terme.

 

Que faire alors ?

 

Nous arrivons à la règle essentielle en motricité libre qui est de ne jamais mettre un enfant dans une position qu’il ne maitrise pas de lui-même, car c’est en cherchant de lui-même comment faire pour y arriver, que nos enfants réalisent des apprentissages fondamentaux !  En effet, lorsque nos enfants expérimentent la motricité de leur corps, ils travaillent déjà des compétences qu’ils auront besoin à l’école primaire pour écrire (motricité fine), recopier du tableau (coordination oculomotrice), …

Nous voulons faire grandir nos petits boutchous beaucoup trop vite alors que le temps passé au sol est une période propice à de nombreux apprentissages (coordination, flexibilité tonique, souplesse) qui ne reviendra plus.  Alors arrêtons d’assoir nos bébés, arrêtons de les priver de ces apprentissages essentiels dans cette étape cruciale dans son développement moteur.

 

 

Bien sûr, ce n’est pas si grave si vous prenez connaissance des principes de la motricité libre un peu trop tard ou si vous n’avez pas eu le choix (reflux gastro-oesophagien, position assise en crèche, ou autre). En tant que parents, nous faisons toujours ce que nous pouvons en fonction de nos moyens du moment.  De plus, si vous avez assis, votre bébé trop tôt et qu’il est déjà habitué à cette position, il n’est pas trop tard pour l’encourager et le stimuler en positions horizontale en l’installant sur le dos le plus souvent possible pendant des petits moments.

 

Que retenir ?

 

  • Ce que nous devons retenir c’est que la position assise de façon prématurée est à éviter au maximum. Chaque étape du développement moteur de l’enfant a une importance pour la suite de son développement et que l’enfant doit donc en profiter afin de réaliser des apprentissages fondamentaux. Il ne sert donc à rien de vouloir avoir un enfant précoce car le processus de maturation a son propre rythme et ne peut être précipité.
  • Rien ne presse, chaque enfant évolue suivant son propre rythme et à sa manière. Il est important de respecter son développement psychomoteur sous un regard bienveillant. Tous les chemins sont bons !

 

 

Les enfants laissés libres de leurs mouvements ne se lancent pas dans ce qui les dépasse. Ils sont prudents, tombent moins et se font moins mal que ceux que l’on stimule ou accompagne en permanence. » Chantal de Truchis, psychologue, qui s’appuie sur les travaux de l’institut Pikler-Loczy (Budapest, Hongrie)

 

Stéphanie Pint,

Accompagnante parentale et animatrice d’atelier parent-bébé au cocon de stéfamille.

 

Article soumis aux droits d’auteurs.

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